Les cheminées, un élément déterminant

La cheminée est un élément de construction bien souvent négligé. Pourtant, avec l’isolation poussée des maisons, les performances élevées de chaudières et brûleurs, l’installation de régulations, les cheminées peuvent être des sources d’économies complémentaires… ou de problèmes graves (condensation et moisissures).

Comparaison de 2 bâtiments. 1970 : chaudière volumineuse, conduit de cheminée large, isolation faible. 2000 : chaudière de taille réduite, conduit de cheminée étroit, isolation élevée Un conduit de cheminée en bon état contribue aussi à minimiser la pollution atmosphérique et à maintenir un meilleur niveau de sécurité pour les occupants de la maison.

Choisir le type de chaudière pour définir le conduit de cheminée

Dans les nouvelles maisons, il est impossible de choisir le conduit de cheminée adéquat si le type de chauffage n’est pas connu. La démarche à suivre est donc l’inverse de ce qui se fait d’habitude : il faut choisir le type de chaudière d’abord pour définir comment et dans quels matériaux le conduit de cheminée sera construit.

Dans les maisons anciennes, le conduit de cheminée doit être adapté au combustible. Lorsqu’il a été prévu pour le charbon, il est trop large et présente des surfaces de refroidissement excessives. Ce qui peut entraîner de la condensation dans la partie supérieure de l’immeuble. Lors du placement d’une nouvelle chaudière, des travaux sont alors à entreprendre (parmi lesquels le tubage et l’isolation) pour que la cheminée fonctionne de manière optimale.

Label sur la cheminée ?

Il n’y a pas de label sur les cheminées. Par contre, il est recommandé de demander, avant tout placement, l’agrément technique CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction). Le conduit de cheminée doit être bien dimensionné, avoir une inertie thermique faible et être bien isolé.

Dimension

La section du conduit de cheminée est encore trop systématiquement établie au format 20 x 20 cm, quel que soit le type de chaudière qui y sera raccordé. Or, les cassettes et feux ouverts mis à part, les générateurs (c’est-à-dire la chaudière et son brûleur) exigent aujourd’hui des sections de conduit nettement inférieures.

Hauteur

Plus haut est le conduit, meilleur est le tirage. Une hauteur de 4 m est à considérer comme un minimum. Exception : 2,5 m pour les chaudières à gaz placées en toiture.

Tracé

Idéalement, il est droit et de section uniforme. Tout obstacle ou déviation dans un conduit entraîne une perte de pression qui diminue la vitesse des gaz d’évacuation. Un conduit ne peut compter plus de deux dévoiements. L’angle de dévoiement doit être de 15°, avec un maximum de 30°.

Section

La forme idéale est ronde. D’autres formes sont acceptables mais présentent un moins bon rapport (la surface de frottement et d’échanges de chaleur est alors plus grande par rapport à la section). Une cheminée dont la section est adaptée permet d’économiser quelques pourcents de combustible.

Matériaux

Il est indispensable que le conduit de cheminée soit étanche à l’air afin que le gaz de combustion ne puisse se diffuser dans les pièces qu’il traverse. Les anciens conduits maçonnés sont à proscrire en raison du risque de fissuration.

Quel type de conduit choisir ?

Selon le combustible, la brique, le bloc de béton, le boisseau de terre cuite, l’inox, l’aluminium ou le polymère PVFD peuvent être choisis. vous trouverez une explication des avantages et inconvénients des différents matériaux dans notre brochure consacrée aux cheminées .

Tubage

En cas de condensation importante, le tubage du conduit est indispensable. Pour faire passer le tube, il faut bien sûr que la section du conduit le permette et qu’il n’y ait pas de défaut majeur dans la cheminée. Lors du placement d’un tubage souple, les contacts entre l’ancien conduit et la nouvelle gaine sont à proscrire. En effet, il n’est pas rare de constater que les anciennes suies humides rongent le tubage par l’extérieur. Il faut donc ventiler l’espace pour assécher l’ancien conduit.

Entretien

Pour les appareils au gaz, l’entretien à faire se situe essentiellement au niveau de la chaudière et du brûleur. Pour les autres combustibles, le ramonage de la cheminée est capital et constitue une obligation légale. Ce travail doit être réalisé par une entreprise qualifiée. La facture fait office de certificat de ramonage pour le client. En Allemagne, le ramoneur détient le pouvoir d’empêcher l’utilisation d’une cheminée si elle ne correspond pas aux exigences légales. En Wallonie, le ramoneur peut avertir le propriétaire ou éventuellement le service des pompiers.

Source : http://energie.wallonie.be/